La psychanalyse a-t’elle encore sa place dans les troubles développementaux ?


Bonjour à tous et à toutes !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet qui fait débat en France où la psychanalyse a encore une place prépondérante dans la sphère psychiatrique.

C’est mon premier coup de gueule !

consulting-2204253_1920.pngFondée par Sigmund Freud à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la psychanalyse prend en compte les souvenirs, les rêves, les associations d’idées et d’images pour comprendre et dénouer nos conflits intérieurs.

Après Freud, le fondateur de la psychanalyse, Lacan et Jung ont marqué le monde de la psychanalyse même s’ils ont chacun été précurseurs de courants de pensée légèrement divergents par certains aspects.

Concernant les troubles du développement on peut y intégrer une longue liste, je vais citer les principaux :

  • TDAH (Troubles de Déficit d’Attention avec ou sans Hyperactivité)
  • TSA / TED (Troubles du Spectre Autistique / Troubles Envahissants du développement)
  • Trouble des apprentissages (tous les DYS)

C’est-à-dire tous les troubles qui ont pour origine un développement anormal ou différent des capacités cognitives (langage, mémoire, communication, …) ou neurologique.

L’aspect biologique de ces troubles est de plus en plus précisé grâce aux études menées ces 30 dernières années.

La part génétique ou héréditaire est désormais montrée du doigt. Mais également les recherches dans le domaine de l’imagerie médicale, grâce aux nouveaux scanner (PET scan), qui permettent de visualiser l’activité cérébrale en temps réel, ont permis de faire un grand bond en avant.

Tout cela nous ramène à l’évolution d’une science, de pratiques médicales et d’interventions psychiatriques sur ces trente dernières années.

Mais qu’en est-il de la psychanalyse ?psychologue-ou-psychiatre-une-grande-difference-700x434

Certes de grands théoriciens ont marqué les esprits mais aucuns de nos jours ne peuvent argumenter contre certains concepts contraires aux résultats des chercheurs scientifiques.

Pourquoi la pensée psychanalyste n’évolue pas en concertation avec ces révélations scientifiques ?

Pourquoi ne pas admettre certaines erreurs de raisonnement qui deviennent infondées devant tant de nouvelles preuves scientifiques ?

Sans renier la totalité de cette pratique, ne pouvons-nous pas accéder à une forme plus réaliste et actuelle de la psychanalyse ou reste-t ’elle une pratique qui stagne dans le temps ?

On observe souvent que la pratique de la psychanalyse n’est plus reconnue comme étant le principal dogme de la psychiatrie. Aujourd’hui la thérapie cognitive comportementale (TCC) est présentée par l’OMS ou la HAS (Haute Autorité de Santé) comme la seule qui présente des preuves suffisantes d’efficacité pour le traitement de nombreux troubles du développement.

Bien sûr les troubles du développement peuvent s’accompagner de troubles psychiques plus ou moins profonds. Mais pas systématiquement.

Si le dépistage et la prise en charge sont précoces et complets aux besoins de l’enfant et tout au long de son développement, les conséquences sur le psyché seront moins importantes. L’accompagnement des parents permettrons de limités les comportements inadaptés et favorise l’épanouissement d’une relation saine.

Maintenant je me pose la question du diagnostic.

Combien de diagnostic erroné on eut un impact dévastateur sur le potentiel et le développement psychologique de l’enfant ou de l’adulte ?

Le problème est à prendre dans les deux sens. Exemple :

Les enfants ayant un TSA ou un TDAH à qui on diagnostique des troubles de la personnalité ou des psychoses infantiles sans preuve, vont-il se retrouver toute leur vie dans une spirale qui les traine vers le fond ?

Les TDAH qui sont bipolaires sont-ils suffisamment suivit ?question-2004314_1920

Au milieu de cette guerre de pensée, de pratique, de raisonnement, se trouvent des individus qui se noient devant tant de contradictions.

Maintenant que j’ai fait le tour de mes questionnements, j’aimerai faire part de mon avis au vu de mes expériences personnelles.

Après de nombreuses années de lutte et d’acharnement mon fils a été diagnostiqué à plusieurs reprises par plusieurs spécialistes (neuropédiatre, CRA, neuropsychologue)  avec un TDAH.

Lorsque j’ai présenté le premier diagnostic au psychiatre qui suivait mon fils dans le CMP elle l’a réfuté purement et simplement. C’était même du dénigrement total de cette conclusion sur des tests validés par la HAS.

Puis je lui ai dit que j’avais déposé un dossier pour une évaluation au CRA pour préciser le diagnostic, elle m’a ri au nez.  Lorsque j’ai évoqué que les TED était nommé TSA et que la classification avait changée elle m’a répondu :

« Moi, je n’ai pas appris cela en fac de médecine (dans les années 80). Ne mélanger pas tout, vous n’y connaisses rien ! »

Quand je lui ai fait par des mes inquiétudes lorsque mon fils a décompensé suite à un deuil familiale elle m’a répondu :

« On va attendre voir comment ça évolue. » et cela plusieurs semaines d’affilés jusqu’à ce qu’on en arrive à ce qu’elle lui prescrive des anxiolytiques ou des antipsychotiques (qui ne fonctionnaient pas et avaient de lourds effets secondaires) et que mon fils soit déscolarisé.

Lorsque je lui ai demandé de me donner son analyse, son diagnostic différencié, elle m’en a donné un différent chaque semaine :

« Dysharmonie psychique, trouble du développement, psychose infantile, TSA, …. »

Quand je lui ai demandé conseil pour aider mon fils elle me disait dans la même conversation :

« Il faut que vous laissez votre fils à des amis ou de la famille » (genre « mère fusionnelle »). Ce à quoi je lui répondais que mon fils avait l’habitude d’être gardé régulièrement par ses grands-parents, oncles et tantes, qu’il a été avec une assistante maternelle et baby-sitter et qu’il était très sociales et indépendants.

Puis « Il a besoin d’être rassuré, de savoir que vous l’aimer, il faut le contenir quand il fait une crise »

« Il a des problèmes à faire le lien avec les autres »

« Continuer comme vous faites avec lui ».

Comment voulez-vous que l’on avance, que l’on trouve des solutions concrètes devant tant de contradictions ?

En revanche, le psychiatre du CRA et tous les thérapeutes qui ont diagnostiqué mon fils ainsi que ceux qui le suivent actuellement me donnent des solutions concrètes et adaptées aux besoins de mon fils. Ceux qui nous accompagnent aujourd’hui connaissent le sujet et ça nous rassure.

Je ne comprends pas une théorie qui fait culpabiliser les parents systématiquement sur des troubles neurologiques ou cognitifs.

Bien sûr devant cette route pleine d’embûches à laquelle les parents sont confrontés, devant leur désarroi face à une maladie ou un handicap invisible au quotidien, ils peuvent craquer, abandonner ou culpabiliser à un tel point que ça devient une pathologie.

psyLes parents doivent être accompagnés et non pas montré du doigt comme s’ils étaient les seuls responsables du handicap de leurs enfants.

Les parents qui n’ont pas une pédagogie adaptée doivent être éduqués et encouragés dans une pédagogie positive et qui favorise le bonheur et le bien-être de l’enfant.

Ils ont besoin de voir ces gestes, ces paroles, ces prises de consciences, ces remises en questions aboutirent à des résultats visibles pour continuer d’aller de l’avant.

Ils ont besoin de ne pas se sentir seuls à vivre la même chose et de trouver leur place en tant que parents dans une société normée et rigide.

Quand on voit que les pays scandinaves ont mis en place pour le bonheur des enfants à l’école comme dogme de leur développement ; des mesures d’accompagnements du handicap et des prises en charge adaptées, on se permet à rêver.

En attendant, il faut du temps pour faire changer les mentalités et encore plus en France qui est un pays très ancrée dans ses traditions, ses méthodes, …

Il suffit de regarder les méthodes d’enseignement dans les pays qui ont les meilleurs scores et celles de la France. Ou encore les modèles économiques ou sociaux.

Je suis consciente que mon avis n’est ni objectif ni celui d’un professionnel. Mais mes paroles n’en sont pas moins sincères et importantes pour ceux qui veulent l’entendre.

Peut-être seriez-vous d’accord avec moi, peut-être vous vous reconnaissez à travers mes mots. Ou peut-être serez-vous indigné ou en total contradiction.

Merci de me faire partager vos avis, expériences si vous le souhaitez.

Merci de ne pas me juger moi mais mon raisonnement. Merci de me donner des arguments pour comprendre votre raisonnement.

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